Concert Du Vent Dans Les Cordes à Auxerre le 7 mars 2018

Plus d'infos sur le concert Du Vent Dans Les Cordes à Auxerre

Par le Conservatoire d'Auxerre

musique de chambre

grande salle

Dans une fameuse lettre à son père datée de 1778, Wolfgang Amadeus Mozart se plaint amèrement de devoir composer pour la flûte, cet instrument qu'il « ne peut souffrir ». Est-ce vraiment le même Mozart qui écrira avec La flûte enchantée son ultime et magnétique opéra en 1791 ? Cinq musiciennes enseignantes au Conservatoire d'Auxerre s'amusent à prendre la légende à rebrousse-poil, autrement dit, à mettre du vent dans les cordes. Annick Becquet (hautbois), Marie-Hélène Fricant-Defrance (flûte traversière), Susanne Meyer (violon), Hélène Couvert-Suignard (alto) et Lucie Chevillard (violoncelle) ont imaginé une balade au fil de l'air qui zoome sur un Mozart en pleine effervescence artistique. Nous sommes au début des années 80. Libéré du joug de son père (il épouse contre son avis Constance Weber en 1782) et de son emploi (renvoyé par l'archevêque de Salzbourg), il s'est fraîchement installé à Vienne et met son indépendance à profit pour écrire de nombreuses pièces de musique de chambre. Parmi elles, le quintette a choisi trois pièces pour vents et cordes : le Quatuor pour flûte et cordes en ré majeur K 285, fin et divertissant, le Quatuor avec hautbois en fa majeur K 370 profond et dépouillé et l'Adagio pour cor anglais et cordes K 580a enfin, dont le thème préfigure le début du célèbre motet Ave Verum Corpus K 618, que Mozart composera deux ans plus tard. Au terme de ce voyage d'un soir, elles seront deux musiciennes à retenir leur souffle pour écouter avec le public une dernière pièce pour cordes seules de Schubert, le Trio en si bémol majeur D 471. Une oeuvre à la fois grave, fluide et... inachevée. Un point de suspension final idéalement choisi pour une soirée toute de légèreté...

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